RESUME
Il y a des soirs comme ça, où ça ne veut pas. Vendredi soir sur la pelouse d'Ajaccio, le MHSC a tout tenté. Mais rien n'y a fait. Comme un symbole, les Héraultais ont touché deux fois du bois, et auraient pu bénéficier d'au moins un penalty légitime. En face, Ajaccio a joué crânement sa chance, s'est procuré trois occasions franches en 90 minutes et a marqué deux buts. Faîtes les comptes... Un scénario rageant qui a fait dire à Rolland Courbis en salle de presse après la rencontre : « Quand on mérite de perdre, j'ai la lucidité de le dire. Là, ce n'était pas le cas. Sur ce qu'on a produit, on ne doit pas perdre ce match. Mais à part noter les bonnes choses, on ne peut rien faire de plus ».
Après avoir laissé passé l'orage d'une entame corse pétillante, les Montpelliérains se créaient les deux premières occasions franches de la partie. Montaño centrait côté droit vers Camara, dont la reprise de la tête venait s'écraser sur la transversale de Debès (12 e ). Deux minutes plus tard, Philippe Delaye envoyait un boulet de Canon qui venait lécher la transversale ajaccienne. Là aussi Debès était battu, mais le score lui n'évoluait guère.
Mis en difficultés, les Corses allaient cependant tirer les marrons du feu en se montrant plus réalistes. Servi par Marcos, Lucas se retrouvait esseulé dans la surface et expédiait une frappe qui ricochait sur la barre avant de rebondir juste derrière la ligne de but de Carrasso. Un coup du sort malencontreux qui obligeait les Montpelliérains à courir après le score (1-0, 23 e ). Remontés comme des pendules, les Pailladins repartaient à l'assaut des buts corses et auraient pu égaliser avant le retour aux vestiaires si M. Auroux avait repéré un accrochage sur Montaño dans la surface de réparation.
A la reprise, Rolland Courbis devait revoir ses plans en faisant entrer Colombo à la place de Benhamida, blessé. Ce troisième coup dur de la soirée n'empêchait pas les Montpelliérains de mettre en difficulté la défense ajaccienne. Il fallut d'ailleurs un retour désespéré de Collin, pour sauver sur sa ligne une tentative d'Aït-Fana (49e). Et c'est au moment où les Pailladins semblaient les plus en mesure d'égaliser, qu'ils prenaient un nouveau coup sur la tête. Stéphane Darbion profitait de la venue de ses anciens coéquipiers pour se montrer sous son meilleur jour. Un débordement côté gauche, un centre millimétré pour Marcos... et vous vous doutez de la suite (2-0, 52e).
Mais ce MHSC là a du caractère. Sous l'impulsion d'un Grégory Lacombe tonitruant, les Montpelliérains étaient enfin récompensés de leurs efforts, lorsque le petit lutin pailladin centrait pour Camara qui inscrivait là son 8 e but de la saison (2-1, 67e).
Le coup redevenait jouable, et Lacombe et ses copains mettaient alors au supplice la défense adverse. Ce dernier servit Aït-Fana, qui voyait sa tête mourir sur le poteau (76e). Dans une fin de match à sens unique, Debès sauvait à nouveau les meubles devant Montaño (82e), tandis qu'Aït-Fana était stoppé tout juste régulièrement dans la surface (89 e ). Combative et bien organisée, l'équipe de l'AC Ajaccio a donc fait chuter les Montpelliérains dans un match qui aurait très bien pu basculer d'un côté comme de l'autre. Si la pilule est dure à avaler, le MHSC n'a pas à rougir de sa prestation. Il y a des soirs comme ça...
Eric PLANE